Désirs d'avenir Nieppe

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Désirs d'avenir Nieppe

Ségolène Royal la joue zen

INTERVIEW. Ségolène Royal a repris son bâton de pèlerin pour une nouvelle campagne électorale. A La Rochelle vendredi, elle a répondu très librement à l'interview Sud Ouest, prenant soin de ne pas évoquer 2012


Ségolène Royal, vendredi, dans les locaux de « Sud Ouest » à La Rochelle : « Je ne suis pas du tout inquiète. Je suis tranquille ». (photo Pascal Couillaud)
Ségolène Royal, vendredi, dans les locaux de « Sud Ouest » à La Rochelle : « Je ne suis pas du tout inquiète. Je suis tranquille ». (photo Pascal Couillaud)



« Sud Ouest ». Vous voilà repartie en campagne. Sauf à dire que la dernière fois, c'était pour la présidentielle. L'ampleur n'était pas la même. À l'heure du démarrage, n'éprouvez-vous pas un sentiment bizarre ?

Ségolène Royal. Paradoxalement, non. Chaque campagne est unique. C'est toujours passionnant d'inventer des stratégies. C'est vrai que dans une présidentielle, on laisse une part de soi-même. En retour, on reçoit énormément. Moi, j'ai un tempérament assez modeste, mais si j'avais tendance à oublier ces moments, tout remonte quand je rencontre des gens dans la rue qui pleurent encore en me disant : « on était à Charléty ! » Avec une campagne régionale, c'est vrai qu'il y a une différence de taille, mais c'est la même exigence dans la qualité. En réalité, je suis plus à l'aise chez moi, sur un territoire que j'aime, que j'ai labouré dans tous les sens.


Un mot sur cette dimension nationale.

On vous sait très populaire. Pour autant, dans les sondages, on assiste à un envol de Dominique Strauss-Kahn et on vous voit à la peine. Vous considérez cela comme injuste ?

Je ne m'occupe pas de ça. Il y a un tel contraste entre les sondages et le contact populaire ! Les sondages sont une méthode d'un autre âge pour faire parler et faire vendre.


Vous n'en commandez pas ?

Je ne les regarde même pas.


Revenons aux régionales.

Avec votre politique d'« ouverture », vous êtes parvenue à poser beaucoup de problèmes chez les Verts, au Modem, au PCF, sans oublier le PS...

Ce ne sont pas des problèmes. Cela a suscité des débats. Ceux qui veulent se rassembler au premier tour sont en avance sur les appareils politiques et sont en phase avec ce que veulent les gens. C'est la clarté, l'union au premier tour. Est-ce que l'urgence de la crise économique, sociale, écologique, autorise de prendre le temps de se compter ? Non. On doit prendre le temps de travailler ensemble et d'élaborer un projet.

Je trouve triste qu'en 2010, des adultes responsables ne puissent pas dire à leurs appareils politiques qu'ils ont un point de vue différent en fonction des réalités du travail fait dans une région, ce qui n'est pas antinomique avec la dynamique nationale d'un parti.


Ceux qui vous rejoignent vont être exclus...

Suspendus. Et sitôt les élections, immédiatement réintégrés. C'est hypocrite. Digne d'une autre époque. Preuve d'un manque de maturité. Ces élus ont passé l'âge des punitions...


Vous n'êtes pas épargnée par vos adversaires... et suivie de près par le préfet de région. Que pensez-vous de cette offensive de l'État ?

S'il se bouge grâce à la campagne des régionales, c'est une bonne nouvelle ! Prenez l'exemple des États généraux de l'industrie. Pourquoi seulement maintenant ?

Les préfets passent, la République reste, la région continue à avancer. Je constate que cet acharnement choque même à droite.


Yannick Jadot, le député européen vert, vous a reproché, tout comme Jean-Pierre Raffarin, de vous laisser aller au « culte de la personnalité ». Que leur répondez-vous ?

Je réponds que c'est plutôt l'inverse. C'est la région qui bénéficie - et c'est tant mieux - de la notoriété que je lui donne. Lors de l'assemblée des régions du monde entier à Copenhague, tout le monde connaissait Poitou-Charentes. C'est un atout pour les acteurs économiques. Je donne ma notoriété, mon image, sans aucune réticence ! Je suis le VRP de la région...


On peut parler de la marque « Ségolène Royal » ?

D'une certaine façon, oui. Il y a une référence. Une façon de faire dans l'efficacité, dans l'enthousiasme, dans l'envie d'avancer. Je donne le maximum de ce que je peux donner.


Après avoir affronté Nicolas Sarkozy, vous êtes aujourd'hui face à Dominique Bussereau. Qu'en pensez-vous ?

Je ne fais aucune attaque personnelle contre les adversaires. Ils n'ont que cela à la bouche, c'est lamentable. Ce que je pense, c'est que lorsqu'on sollicite un mandat, il faut déjà en avoir envie. Ne pas y aller à contrecoeur. Il est ministre depuis 2002. J'ignore ce qu'il a laissé comme trace dans ses ministères. Il nous a dit récemment être à l'aise dans ses charentaises, ça veut dire qu'il n'a pas fait grand-chose. Il vient de nous annoncer une autoroute ferroviaire électrifiée devant être opérationnelle dès 2011 de Niort à Royan, via Saint-Jean-d'Angély et Saintes. Voilà longtemps qu'il a eu les transports en charge. Comment se fait-il qu'il n'ait pas mobilisé les moyens nécessaires à cette réalisation ? C'est très inquiétant ! Et ses autoroutes de la mer ? Elles sont où ? Ses promesses ne sont pas crédibles, depuis le temps qu'il est en responsabilité. Même chose pour les routes...

M. Bussereau, c'est aussi le ministre de la taxe carbone. Ceux qui sont pour peuvent voter pour lui ! C'est un scandale pour ceux qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler.

Moi, j'ai refusé d'augmenter la taxe sur les produits pétroliers, d'augmenter les impôts. M. Bussereau, ça fait envoyé de l'Élysée, revanchard, cumul des mandats.


Dans votre bilan, quel est le point le plus positif ?

La croissance verte ; le fait d'avoir anticipé la crise énergétique, d'avoir engagé l'après-pétrole.


Un point négatif, un regret ?

Un regret... Que pourrais-je dire...


Vous ne regrettez pas l'attitude que vous avez eue avec votre premier vice-président, Jean-François Fountaine ?

Chacun a pris ses responsabilités. Il y a eu débat autour du budget. Il y a une présidente. C'est moi qui avais à rendre compte... Cela n'empêche pas que Jean-François soit un homme de valeur, un grand chef d'entreprise. Je lui ai d'ailleurs proposé d'être sur la liste.


Martine Aubry vient d'évoquer le dossier des retraites...

Je ne souhaite pas aborder cette question en quelques mots. Martine Aubry a rectifié les choses pour qu'il n'y ait pas de malentendu. Les socialistes n'ont jamais été favorables à la remise en cause de la retraite à 60 ans.


À propos de vos listes, certains socialistes persifleurs espèrent que l'ouverture pourra se faire jusqu'au PS. Que leur répondez-vous ?

L'amertume est normale. Tout le monde ne peut pas être sur les listes. Mais tout le monde respecte le travail effectué à la région, il est fédérateur.

Si nous gagnons, il y aura le même nombre d'élus PS que pour le mandat précédent.


Dans l'optique du scrutin, vous êtes dans quel état d'esprit ?

Je ne suis pas du tout inquiète. Je suis tranquille.


Auteur : Propos recueillis par Christophe Galichon et Patrick Guilloton

SOURCE : SUDOUEST

 

 

Un troisième Vert rallie Ségolène Royal

Corinne Cap, conseillère régionale sortante, élue Verte de Charente-Maritime, vient de rallier Ségolène Royal. Elle se présentera sur la liste conduite par le socialiste Olivier Falorni. Elle est le troisième Vert de Poitou-Charentes à entrer en dissidence avec son parti en refusant la liste autonome au premier tour, après Georges Stupar, vice-président sortant du conseil régional (élu de la Vienne) et Alain Bucherie, adjoint au maire socialiste de La Rochelle. L'un et l'autre ont été exclus de leur parti début janvier.

SOURCE : Charente Libre

 

Jean-Louis Bianco : Ségolène, encore en avance

Jean-Louis BiancoDans la composition de sa liste pour les élections régionales, Ségolène Royal est en train de réussir la performance d’associer des syndicalistes (dont un qu’on dit proche du NPA d’Olivier Besancenot), des Verts et des membres du Modem.

Naturellement on crie au scandale. Apparatchiks de tous les partis unissez-vous !

Ce qui compte, c’est la méthode d’élaboration et le contenu du projet régional. À propos du Poitou-Charentes comme ailleurs, on a tendance à l’oublier. Légitime est l’ambition de chaque formation d’obtenir le meilleur résultat possible.

Plus légitime encore serait, sans attendre les négociations d’entre-deux-tours, de débattre vraiment sur le fond et de préparer, dans la clarté, un contrat de rassemblement.

Ce qui intéresse les citoyens de gauche et écologistes, c’est l’union, ce n’est pas de compter les divisions !


SOURCE : http://www.depresdeloin.eu/ (Blog de Jean-Louis Bianco)


 

L'union fait la force de Royal

de Marie-Christine Tabet - Le Journal du Dimanche


Pour défendre son modèle et son territoire, la présidente de Poitou-Charentes, qui a lancé samedi sa campagne régionale, rassemble des écolos, des Modem, et des syndicalistes.

 

Ségolène Royal campagne régionales 
Paru dans leJDD Ségolène Royal tout sourire à l'heure d'entamer sa campagne électorale. (Maxppp)
La région Poitou-Charentes, selon Ségolène Royal, est un laboratoire pour l’environnement, l’emploi, la formation… et la politique. Lançant samedi sa campagne régionale à La Rochelle, la présidente sortante a présenté une liste d’union large, accueillant à ses côtés dès le premier tour des candidats dissidents du Modem, des Verts et des syndicalistes proches des communistes. Les suspensions décidées par Europe Ecologie et les menaces de François Bayrou contre Alexis Blanc, le responsable MoDem de Charente-Maritime, n’ont pas fait reculer les postulants. Les Verts qui l’ont rejointe, Georges Stupar et Alain Bucherie, élus régionaux, ont expliqué à une salle conquise à quel point la gestion "verte" de Ségolène Royal était "exceptionnelle".

Cette dernière n’a pas manqué de préciser: "La main reste tendue jusqu’à la clôture des listes. Si d’autres veulent nous rejoindre, ils sont les bienvenus." Quelques heures avant son meeting, Alexis Blanc a fait approuver sa démarche par son conseil départemental. Trente-huit membres sur soixante ont approuvé. Royal prouve une fois de plus qu’elle est capable de donner le ton à la campagne qui s’annonce. Son initiative pourrait être reprise dans d’autres régions, en Rhône-Alpes ou en Paca. Elle réaffirme aussi son positionnement "au-dessus des partis et des appareils", après avoir brouillé son image dans son affrontement dijonnais avec son ancien lieutenant Vincent Peillon.

 
"Sans vous, nous ne serions plus là"


"C’est vrai que je n’aurais jamais dû aller là-bas, reconnaît- t-elle au JDD, je ne m’y suis rendue qu’à la demande des miens. Mais les gens n’ont pas compris, ils n’ont pas l’habitude de me voir dans ce type de luttes intestines." Pour affiner sa politique d’ouverture, Ségolène Royal a également convié sur sa liste deux salariés en lutte. Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, entreprise de véhicules électriques dans la laquelle la région a investi 5 millions d’euros, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, soustraitant automobile fermé en juillet dernier. "Deux lutteurs", qu’elle a soutenus pendant leurs combats syndicaux. "Je tiens à remercier Madame Royal d’avoir permis à un ouvrier comme moi d’être sur sa liste", a expliqué Eyermann. Tandis que Brégeon fustigeait la politique du ministre de l’industrie: "Sans vous nous ne serions plus là."

La démonstration de sa capacité de rassembler sert de slogan à Ségolène. Pour son programme, elle s’est contentée de dérouler les valeurs "royalistes": démocratie participative, humanisme et environnement. Favorite, Ségolène Royal va affronter Dominique Bussereau, président du conseil général de Charente-Maritime et secrétaire d’Etat aux Transports. Le matin même, à Fouras, une quinzaine de kilomètres plus au sud, ce dernier a donné le top départ de sa campagne. Avec son ami Jean-Pierre Raffarin, il s’est présenté comme le candidat modeste face à Royal. "Elle se sert de la Région pour ses ambitions nationales, moi, je me mets au service de la région et de ma famille politique. Je n’avais aucun intérêt à me lancer dans cette bataille", a-t-il expliqué. A l’UMP, on compte surtout sur les divisions internes au PS qui entraîneraient une forte abstention des socialistes. En fin de semaine, une élue PS de la région, proche de Benoît Hamon, a tiré sa révérence pour manifester sa désapprobation de la politique de Royal. "Ségolène est arrogante, elle agace et beaucoup de ses amis préféreraient la victoire de Bussereau", affirme Raffarin.

En tout cas, Martine Aubry, qui s'oppose à une alliance nationale avec le Modem, n'a rien trouvé à redire dimanche sur l'alliance scellée entre Ségolène Royal et certains membres du Modem de Charente-Maritime. "Ce n'est pas un accord entre le PS et le MoDem de François Bayrou", a-t-elle précisé lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. "Je respecte ces choix individuels qui sont ceux de quelques Verts mais aussi de quelques membres du MoDem", a insisté la première secrétaire. 

Marie-Christine Tabet - Le Journal du Dimanche

Dimanche 17 Janvier 2010

 

 

Celle qui rassemble




Ségolène Royal rassemble en Poitou-Charentes par son travail et son bilan exemplaire qui donne envie à tous ceux qui veulent construire un projet dès le premier tour.

Oui, Ségolène Royal rassemble  malgré ce que veut bien en dire la députée européenne du Modem, Marielle de Sarnez.
Non, il  ne s’agit en aucun cas de «débauchage» .

Il s’agit bel et bien d’un véritable rassemblement, né d’un travail sérieux, créatif et respectueux sur le terrain depuis des années.


Il suffisait d’ailleurs d’être au meeting de la Rochelle, samedi, pour le comprendre .


Il suffisait d’écouter le candidat Vert Alain Bucherie, qui vient dès le premier tour,  rappelant à quel point il était heureux de poursuivre avec la majorité sortante,  le formidable travail d’excellence environnementale entrepris depuis 2004.

Il suffisait d’écouter le porte parole de la CGT de New Fabris, candidat en position éligible, rappelant «qu’il est venu pour Madame Royal qui n’a cessé de soutenir moralement, physiquement le combat des New Fabris »

Il suffisait d’écouter le porte parole de la CFDT, Emile Bréjeon, lui aussi candidat en position éligible, déclarer, sous les applaudissements des militants que «sans Madame Royal Heuliez n’aurait certainement pas été sauvé».
Et le radical de gauche, Benoit Biteau, rappelant  «l’excellence du bilan de Ségolène Royal» et le désir d’aller encore plus loin.
Et les  chefs d’entreprise de la Région réaffirmant  à quel point Poitou-Charentes avait retrouvé un véritable dynamisme sous l’impulsion de la nouvelle majorité. 

Il suffisait, à quelques kilomètres de là, d’écouter Alexis Blanc, leader du Modem en Charente Maritime,  rappelant à quel point la proposition de Ségolène Royal était honnête, à quel point elle était pragmatique et à quel point son bilan était excellent.
Il suffisait de voir, d’entendre d’écouter les élus socialistes rassemblés autour de Ségolène Royal, leur prise de parole enthousiastes toutes sensibilités confondues, pour réaliser à quel point les accusations de débauchage n’ont pas de sens.
On comprend  que le rassemblement gêne l’appareil du Modem.

Ségolène Royal, elle, rassemble.  Un rassemblement à pas tranquilles, qui tourne le dos au sectarisme et  aux logiques d’appareils politiques qui ne créent que la division.
Les électeurs sont lucides. Ils écoutent, ils voient et jugent les comportements. Ils jugent la politique par la preuve.
Il serait bon que le Modem s’en souvienne.

On ne peut pas déclamer haut et fort qu’on fait de la politique autrement et rester sourd à l’aspiration profonde à l’union, efficace et sérieuse, sur un projet pour battre la droite.
Le temps est au rassemblement.
Celui qui se concrétise, ici et maintenant

Par l’équipe de Ségolène Royal

SOURCE : Désirs d'avenir National

   


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