La députée PS Delphine Batho a estimé, jeudi sur Europe 1, que le gouvernement avait "renoncé" sur le dossier des violences à l'école et avait perdu "le combat des valeurs".
Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes, et candidate à un nouveau mandat régional, a longuement réagi au dérapage de Dominique Bussereau. Le secrétaire d'Etat aux Transports, tête de liste UMP aux élections de mars, avait présenté des excuses hier après-midi pour les propos tenus le matin qualifiant les militants Modem ayant rejoint la liste PS de "Harkis" .
Pour Ségolène Royal, « c’était presque prévisible... Il m’a déjà traitée de menteuse et a accusé les centristes d’aller à la gamelle. Cela prouve qu’il n’y a plus de code. On le sent en service commandé, obligé par Nicolas Sarkozy. La ligne, c’est taper, insulter et salir. Je pense que c’est une stratégie. En polluant le débat, ils se disent pouvoir dégouter les gens et favoriser l’abstention. Au bout du compte, c’est la République qui prend les coups. »
La candidate socialiste s’en est également pris au préfet de région Bernard Tomasini. « Il est antirépublicain. Ses sorties, ses prises de position rappellent ses services sous Pasqua. Il doit se tromper d’époque. »
Enfin, elle a répondu aux socialistes signataires de la pétition s'opposant à la stratégie d'ouverture . «Ils me reprochent de ne pas faire alliance à gauche. C’est pourtant par là que j’ai commencé mais nos partenaires ont pensé qu’il convenait qu’ils se comptent. Je n’ai mené aucune négociation avec le Modem, seulement avec des personnalités individuelles qui se reconnaissent plus dans les actions que je mène que dans la droite de Sarkozy. Parmi les signataires, il y a beaucoup d’adhérents de la motion Hamon. Les régionales ne sont pas l’enjeu d’un Congrès. Il ne faut pas se tromper d’échéances. »
Ségolène Royal est en campagne pour les régionales en Poitou-Charentes. Et elle écarte toutes les polémiques nationales. Pour Europe 1, Antonin André l'a suivie. Plus d'informations sur http://www.europe1.fr/Infos/Politique/
Ségolène Royal n'accepte pas que le Pass Contraception, qui permet l'accès gratuit à la consultation médicale et à la contraception par l'intermédiaire des infirmières scolaires, soit encore bloqué par le Gouvernement. Ce n'est pas parce que cette solution est proposée par une élue de gauche qui a toujours agi en faveur de la contraception qu'il faut que le gouvernement UMP la sabote.
Le rapport de l'IGAS rappelle qu'il y a encore 30000 grossesses chez les mineures et donc une urgence à agir pour répondre à cette détresse.
Contrairement à ce que dit Madame Bachelot qui est parfaitement au courant, le Pass Contraception que Ségolène Royal a institué est le fruit d'une longue concertation et a reçu l'accord des parents d'élèves, des infirmières, des généralistes et des pharmaciens. L'Education Nationale y a été étroitement associée.
Ségolène Royal n'accepte pas que Madame Bachelot dénigre tout ce travail en parlant d'un « coup politique », alors que le Gouvernement n'a pas été capable pendant des années de faire le nécessaire. En agissant précisément pour des raisons politiques, il prive les jeunes de la contraception gratuite alors qu'il ferait mieux de généraliser cette action. Il y a comme une forme de non assistance à mineures en danger alors que tous les moyens de prévention existent.
Ségolène Royal demande une nouvelle fois au Gouvernement d'autoriser les infirmières scolaires à donner le Pass Contraception aux élèves qui en ont besoin, et d'annuler les ordres d'interdiction du Ministère de l'Education Nationale.
Les comités Désirs d'avenir de Picardie ont invité des professionnels de la formation à débattre dans le cadre de nos Universités Participatives et Populaires.
La formation professionnelle, derrière les bonnes intentions, quelles réalités ?
Parmi les intervenants: Dominique Maréchal, responsable formation DEP, Nordine Boudjema, TDIE Escapade, William Desplanques, cabinet Anthéa, Laurence Augier, pôle Emploi.
Lundi 01 février 2010 Salle de Grasse, rue de Grasse à Amiens de 19H00 à 22H00
Si en Languedoc Roussillon, le PS a échappé de peu aux divisions, Ségolène Royal, en Poitou-Charentes, réussit, elle, à capitaliser sur son nom et à semer la division dans les autres partis. Corinne Cap, conseillère régionale des Verts, a ainsi annoncé qu'elle figurerait sur la liste de Ségolène Royal, portant à trois le nombre de Verts ayant rejoint la présidente PS de cette région. "J'avais décidé de quitter la liste Europe Ecologie, car je considère qu'on se trompe de cible, on passe son temps à taper sur Ségolène Royal", a dit Corinne Cap, militante des Verts depuis 1992. "On travaille avec elle depuis six ans, on a fait un travail énorme, d'autant plus qu'elle nous laisse les coudées franches, et on lui tape dessus pour aller la rejoindre ensuite au second tour? Qu'est ce que les citoyens vont y comprendre? Tout ça a fait que j'ai dit basta ! Ségolène est plus verte que bon nombre de gens, y compris à Europe Ecologie!", a-t-elle estimé".
Même chose avec le Modem qui a perdu cinq de ses membres qui ont rejoint la liste PS menée par Ségolène Royal. Ce sera "un coup d'épée dans l'eau puisque, comme dans toutes les régions, il y aura une liste MoDem en Poitou-Charentes", a réagi François Bayrou. «Les adhérents de Charente-Maritime qui se sont prononcés à une écrasante majorité, pour que les centristes de Poitou-Charentes rejoignent dès le premier tour les listes de la majorité sortante sont des gens sérieux et responsables », a expliqué le responsable local du Modem. Un accord qui ne fait pas l’unanimité au PS, même s’il a été avalisé par Martine Aubry. "C'est un calcul, on verra ce qui se passe le soir du premier tour et le soir du second", a affirmé Pierre Moscovici. Encore faut-il qu’il y ait un second tour dans la région, car en multipliant les alliances (Ségolène Royal a aussi des syndicalistes issus des entreprises en lutte dans sa région sur sa liste) l’ancienne candidate à la présidentielle pourrait créer l’événement si elle était la seule élue à être élue dès le premier tour…